La promotion de la santé* prend en compte ce caractère multidimensionnel de la santé en s’articulant autour de cinq axes complémentaires d’intervention :
l’interpellation du politique pour l’élaboration de politiques publiques favorables à la santé
Exemple : faire valoir auprès des élus, des médias, les enjeux de santé publique incompatibles avec une proposition de loi autorisant la publicité de l’alcool ; ou encore agir auprès des responsables politiques pour mettre en place une véritable politique d’accès à la prévention et aux soins (dispositif PRAPS) pour les personnes qui en sont exclues la création de milieux de vie favorables à la santé
Exemple : travailler avec les décideurs, les propriétaires afin de repérer et rénover les logements insalubres ; ou encore œuvrer auprès des élus locaux en milieu rural afin qu’ils développent les transports en communs indispensables pour accéder aux services de santé la réorientation des services de santé pour une meilleure prise en compte des besoins de la population
Exemple : développer avec les hôpitaux un travail partenarial à partir duquel l’organisation de l’établissement de soins et la pratique des professionnels prennent mieux en compte les besoins des usagers ; ou encore formaliser les collaborations entre champ sanitaire et champ social pour une mise en adéquation et en cohérence de leurs services respectifs au vu des besoins identifiés avec la population une participation effective de la population aux décisions qui affectent sa santé
Exemple : dans le cadre d’un travail sur la prévention des accidents d’enfants, les parents s’organisent pour rencontrer l’élu du quartier et lui demandent l’aménagement du square prenant en compte la sécurité de l’enfant et ses loisirs (création d’une aire de jeux)
le développement des aptitudes personnelles permettant d’agir sur la santé conçue comme une ressource de la vie
Ce dernier axe d’intervention concerne l’éducation pour la santé .
* Charte d’Ottawa, 1ère conférence internationale pour la promotion de la santé, 1986 |